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24 août 2025 - Un Balado en processus

Aug 27, 2025

Avais-tu lu mon premier texte de blogue? Tu peux aller le lire en cliquant ici. Dans ce texte, que j’ai commencé à écrire en juin 2024 et publié en octobre de la même année, je mentionnais qu’au départ je voulais créer un Balado où je partagerais mon processus en cours de processus, mais que je n’étais pas prête alors je faisais le choix de l’écrire, car l’écriture est une compétence que je maîtrise bien. Durant la dernière année, l’idée a continué de germer dans ma tête et j’ai surtout pris conscience que d’écrire ne comblait pas mon besoin de parler. J’ai commencé à me faire des journaux vocaux pour me pratiquer à parler de mon processus et surtout de mon vécu émotif, me montrer vulnérable tout en restant authentique. J’ai aussi écouté des dizaines de Balados, comme je faisais beaucoup de route, ça s’y prêtait bien. L’appel était vraiment fort, mais le manque de compétence (et de confiance) me retenait de me lancer. Et je suis tombée sur le Balado d’Andréanne Jutras [Féminin sauvage] où elle mentionne ne pas faire de montage. J’adore son Balado, cette femme parle d’un espace du cœur et on peut très bien percevoir l’amour dans sa voix. Elle ne le sait pas, mais elle a été une mentore pour moi. Je me suis dit : «Sans montage ça peut donner quelque chose d’aussi bon, parfait je vais faire ça moi aussi.» C’est comme si je venais de débloquer. J’ai commencé à revisiter mon concept et tout se présentait à moi de façon quasi magique. Les idées foisonnaient et le courage de les mettre en action se manifestait sans effort. J’ai eu l’idée de contacter mon ami Guillaume Tremblay pour lui demander du soutien quant à la prise de son et de lui demander d’être mon premier invité. Quand il a accepté, j’ai été un peu surprise. Je crois que je m’étais seulement préparé à un «non» ou je ne m’étais pas préparé à une réponse, mais juste à ma demande. Dans tous les cas, ça m’a rempli de gratitude. Il m’a dit quels micros acheter, j’ai procrastiné. Je venais de faire une grande sortie de zone de confort juste en lui demandant de l’aide, je redescendais tranquillement. Et c’est lui qui m’a recontacté pour planifier notre entrevue. J’étais subjuguée et en même temps ça a donné un petit coup de pied dans ma ruche et ça a réveillé les abeilles qui se sont remises au travail. Avec du recul, je peux maintenant dire que la Vie a probablement orchestré quelque chose dans tout ça, comme à chaque fois que je doute et qu’elle m’envoie une réponse positive ou un témoignage touchant. Probablement que je ne suis pas tombé sur le Balado d’Andréanne par hasard non plus. Ceci étant dit, j’ai immédiatement commandé les micros, ils sont arrivés juste à temps, genre 2 jours avant la journée de l’entrevue. Malheureusement, je n’ai pas vraiment eu le temps de les essayer et d’apprendre leur fonctionnement. D’ailleurs, j’ai procrastiné là-dessus aussi et c’est seulement après le 6e épisode que j’ai finalement pris le temps de comprendre le fonctionnement de mes micros. La motivation est venue à la suite de l’écoute d’un enregistrement qui ma tellement déçue parce qu’on perdait régulièrement ma voix quand je posais des questions. Je me disais qu’au moins on entendait bien mon invité, mais là j’avais atteint ma limite d’autosabotage. Ça m’a pris 2 heures d’étude pour apprendre le fonctionnement et l’utilisation optimale de mes micros, juste 2 heures. Je me suis donné beaucoup d’amour pour avoir attendu aussi longtemps avant de prendre ce court moment.

Alors première entrevue enregistrée en début juin et finalement publiée vers la mi-juillet. J’ai procrastiné là aussi. J’ai ensuite enregistré une 2e entrevue que j’ai publiée quasi le jour même. Il s’est passé quelque chose en moi durant le mois entre ces 2 entrevues, comme si on était venu m’injecter du courage. J’avais fait une liste des gens que je voulais passer en entrevue. Toutes des personnes qui m’avaient touché droit au cœur lors d’un de leur partage auquel j’avais eu le privilège d’assister, mais je n’avais contacté personne encore. Par peur, je crois. Peur de quoi? Je ne sais pas trop, mais je crois que j’avais peur de la charge de travail. Je me suis beaucoup introspectée sur cet aspect dans les derniers mois. J’ai beaucoup travaillé à contrecœur dans ma vie, je travaillais plus pour la paye et bien sûr pour les apprentissages, mais ça je ne le savais pas sur le coup, que pour la passion et ceci ne m’apportait pas beaucoup de joie. Il n’en demeure pas moins que j’y ai toujours mis tout mon cœur, mais ça m’a demandé beaucoup d’énergie et ça venait toujours avec un sentiment de charge, de SURcharge. Donc une partie de moi avait peur de ressentir cette charge de nouveau et ça m’a amené dans une certaine paralysie pour quelques semaines. Ça et le fait que je débutais un nouveau travail et que je vivais une relation avec un homme qui m’amenait aussi à faire beaucoup d’apprentissages, disons simplement que c’était intense. Je manquais donc d’espace-temps pour débuter ce nouveau projet. Jusqu’au jour où je suis allée passer une journée avec Arianne (ma 2e invitée) sur son terrain et qu’on se partageait nos processus respectifs. J’ai osé lui demander si elle voulait partager son processus dans le cadre de mon Balado. Je demande toujours aux gens de prendre le temps de regarder en eux et de voir si ça fait un grand OUI avant de me répondre. Je suis consciente que ça demande un certain courage de parler de son processus en sachant que ça va être enregistré et entendu par possiblement des centaines, voir des milliers de personnes. (J’ai décidé de rêver grand 😊) Elle a immédiatement dit OUI. On a enregistré l’entrevue 2 jours plus tard et il était en ligne quelques jours plus tard. Je ne suis pas certaine de lui avoir dit, mais elle venait de m’injecter une grande dose de courage. Et jusqu’à maintenant, quand je demande aux gens de les interviewer, j’ai juste des OUI. Parfois, c’est OUI, mais pas maintenant et je trouve ça parfait ainsi parce qu’après tout, l’idée est de respecter le rythme et le processus des gens. Possiblement que certains OUI, mais pas maintenant se transformerons en NON et c’est tout aussi parfait. Je me sens habité par une mission et je sais que les personnes parfaites vont se présenter à moi au moment opportun. En ce moment, j’ai vraiment le sentiment d’être porté par quelque chose de plus grand que moi. J’embrasse l’imperfection du processus comme jamais dans ma vie. Au moment d’enregistrer ma 2e entrevue, j’ai réalisé que je n’avais pas vraiment d’introduction et de conclusion. J’ai travaillé à améliorer ça pour la 3e entrevue. J’ai aussi constaté la nécessité de faire une préentrevue pour approfondir mon lien avec la personne. Parler de notre processus humain nous amène à nous montrer vulnérables, ce n’est pas encore très commun dans notre société, donc c’est super important pour moi d’offrir une zone sécuritaire à mes invités, d’où l’idée d’approfondir le lien avant l’entrevue. J’ai aussi voulu mettre plus de structure dans mes entrevues et je suis allée dans un autre extrême en mettant un peu trop de cadre. Ça m’a éloigné de mon intuition, c’est resté très bon quand même, mais ce n’était pas exactement ce que je voulais faire, donc en ce moment je travaille à trouver une espèce d’entre deux entre l’intuition et la structure trop carrée dont je suis parfois capable.

Pour le moment, j’ai choisi de faire tout ça en personne et je me déplace chez les gens, ça me demande de l’énergie pour planifier et organiser tout ça, mais ça me demande surtout de m’y dédier totalement pendant quelques jours assez régulièrement. La semaine dernière, j’ai ressenti de la fatigue et j’ai presque failli abandonner. OK pas vraiment abandonner, l’idée m’a simplement traversé l’esprit, un peu comme une éclaire dans le ciel. Ça m’a amené à mieux comprendre pourquoi il y a plusieurs Balados de seulement quelques épisodes et j’ai eu beaucoup de compassion pour le processus de ces personnes. Parfois, on se lance dans un projet sans prendre en compte tous les facteurs, comme l’énergie qui devra être déployée pour démarrer et faire rouler ce projet, de toute façon je crois que c’est impossible de le faire avant d’avoir vécu le truc pour mieux comprendre ce que ça implique. Pour ma part, je prenais seulement conscience que même si les gens m’accueillent à bras ouverts, que souvent ils m’hébergent et me nourrissent en plus de m’offrir leur témoignage, j’avais besoin de temps de repos entre chaque enregistrement.

Pourquoi faire un Balado où les gens viennent partager leur processus? Parce que je trouve ça inspirant d’entendre les gens partager leur processus. Aussi parce que je travaille à accepter et respecter le processus de chacun, alors faire un Balado dont c’est le thème principal est une excellente école pour moi. Aussi parce que ça me force d’écouter d’un espace du cœur et d’accueillir ce qui m’est dit et ainsi développer une meilleure écoute. Chaque témoignage transforme quelque chose en moi, un peu comme si les personnes que j’interroge me donnaient un peu de leur force, de leur courage. À chaque entrevue, j’apprends énormément sur moi et ça bouscule mon processus personnel par le fait même. Je me rends compte, après quelques mois de vie du Balado, que j’ai besoin de période d’intégration entre chaque entrevue et je sens aussi que mon auditoire en a besoin. C’est pourquoi j’ai fait le choix d’espacer un peu plus le temps entre chaque épisode, ça me permet d’être plus à l’écoute de mon propre rythme et me laisser porter par tous ces apprentissages.

D’ailleurs, au départ je voulais partager mon propre processus en cours de processus et je me suis rendu compte que c’était un défi de taille de parler de tout ça seule devant mon micro. J’ai ainsi eu l’appel de demander à mes invités de me poser une question pour m’amener à parler de mon processus. Je l’ai fait une seule fois avec Arianne et j’ai vraiment trippé. C’est après ça que m’est venue l’idée de demander à Josée de m’interroger pour avoir un espace juste à moi 😊.

Suite à l’écoute des épisodes, plusieurs personnes mon fait de magnifiques témoignages, des commentaires remplis de leur vérité et de fragilité, de comment ça les a touchés ou comment ça a résonné pour eux et ça m’a donné une autre poussée. Votre courage devient mon courage. La Vie est toujours là, depuis le début, pour me soutenir dans ce projet. J’ai déployé beaucoup d’énergie pour le démarrer et depuis je fais une absolue confiance au processus. J’ai pris conscience que c’était comme si je m’étais préparé à ça toute ma vie. L’appel de faire des entrevues était là depuis vraiment longtemps, je n’avais vraiment aucune idée de comment ça allait se réaliser et tu sais quoi, je ne sais toujours pas qu’elle tournure ça va prendre.

Je vais même oser te partager le fait que je me suis surprise au départ, moi qui n’accorde généralement pas vraiment d’importance au nombre de «J’aime», j’allais voir tous les jours combien de personnes avaient écouter le dernier épisode publié. Ç’a été un succès retentissant au départ et ça a un peu diminué par la suite. Au moment d’écrire ces lignes, je sais, même si je n’ai pas encore tout compris et dégagé à ce niveau, que c’est précisément mon engouement et mes attentes qui ont fait ralentir le nombre d’écoutes. Comme si la Vie me rappelait que ce n’était pas le nombre d’écoutes, mais l’impact direct de chacune de ces écoutes qui importe. Je vois le risque de tomber dans l’égo lorsqu’on vit du succès dans un projet. Je ne le comprenais pas aussi bien avant et je vais vraiment essayer de me checker là-dedans, rester humble, me ramener à ma mission.

Il n’est pas parfait ce Balado, il est en processus lui aussi. Il me fait du bien et je sens qu’il fait aussi du bien aux personnes qui viennent partager et à ceux.celles qui l’écoutent. Il ne m’apporte pas l’abondance monétaire, mais il m’apporte une abondance de liens profonds et authentiques. Je suis remplie de joie et de gratitude à chacune des étapes. Ce n’est que le début et je sais que je ne sais pas ce qui m’attend pour la suite. Je sais juste qu’ici et maintenant je passe des moments privilégiés avec des humain.e.s en processus. Dans tous les cas de figure, je suis ouverte aux apprentissages qui m’attendent, chacun au moment opportun, même dans l’inconfort.

 

Références

Pour te rendre sur le Balado - Humain.e.s en processus

Humain.e.s en processus

Pour te rendre sur le Balado d'Andréanne Jutras [Féminin sauvage]

Féminin sauvage

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